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27/12/2010

La désertification est la plus grande menace pour la planète


La désertification est la plus grande menace pour la planète, selon Luc Gnacadja, un expert du ONU. Par conséquence Il demande que les agriculteurs doivent être payés par les marchés mondiaux du carbone pour la préservation du sol.

L'érosion des sols menace la famine

La désertification et la dégradation des terres est «le plus grand défi environnemental de notre époque» et «une menace pour le bien-être global", selon le secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), Luc Gnacadja, au moment du lancement récente du décennie des Nations Unies pour la lutte contre la désertification.

« Le premier 20cm de sol est tout ce qui se dresse entre nous et l'extinction », a t'il déclaré au Guardian. « Les conflits et les crises des prix alimentaires proviennent toutes de la dégradation des terres ».

Selon Gnacadja La désertification et la dégradation des terres est «le plus grand défi environnemental de notre époque» et  constitue «une menace pour le bien-être global ». Pour s’adresser a cette situation « les gens doivent être payés par les marchés mondiaux du carbone pour préserver le sol ».

Les conflits fonciers en Somalie, les tempêtes de poussière en Asie et la crise des prix alimentaires de ces dernières années sont toutes les résultats de la dégradation des terres, a t'il dit, en raison de la surexploitation par les humains et les impacts du réchauffement climatique. Depuis le début des années 1980, un quart des terres de la planète a été dégradée et 1% par année continue d'être perdu.

Si les questions de changement climatique et la perte de la biodiversité sont les plus connus, c’est un fait que ces problèmes sont enracinés dans la perte globale d'un sol fertile, a déclaré Gnacadja. Ce sol détienne un énorme stock de carbone, et le maintien de la santé des éléments vivants du sol qui souscrive la production alimentaire mondiale et la croissance des forêts.

La désertification j‘us qua la n'a pas été vue come une priorité international parce que 90% des 2,1 milliard de personnes qui vivent dans les zones arides vivent dans des pays en développement. C’est souvent les populations les plus marginalisée qui sont les premières à souffrir l’impact ;

«Même dans leur propre pays, ils sont les plus pauvres parmi les pauvres et vivent dans des régions éloignées», a déclaré Gnacadja. "Le monde est entraîné par les villes: les dirigeants politiques sont préoccuper par l'établissement de programmes pour satisfaire les personnes qui vivent dans ces villes, nous avons donc tendance à percevoir le sol comme ont le voit, superficiellement, come la poussière, la boue, ou d'un lieu de dumping ».

« Mais si nous ne préservons pas que le premier 20cm du sol, où allons-nous obtenir notre nourriture et notre eau?  La moitié du bétail dans le monde sont soulevées sur les terres arides comme un tiers des cultures, en particulier le blé ».

Les impacts du changement climatique - la hausse des températures et des précipitations plus irrégulières - sont déjà visibles en l'Amérique latine et dans le Sahel, a déclaré Gnacadja. Si, a ces impacts, nous ajoutant à la pression sur la terre représenter par la hausse de la population mondiale, (projeté a atteindre 9 milliards en 2050) nous voyons les conséquences général et mondial touchant les personnes vivant en dehors des terres rides ; les conséquences négative pour l’accès a l'alimentation et l'eau, et une augmentation des conflits violents et de la migration.

« Augmentation de l'aridité rend les terres arides les régions les plus prédisposés aux conflits du monde », dit Gnacadja. "Si vous voulez vraiment se pencher sur les causes profondes des conflits en Somalie et au Darfour, et les terres arides de l'Asie, vous comprendrez que les populations dans leur quête pour avoir accès à l'eau et des terres productives finissent dans les conflits. »  Il a également cité le nord du Nigeria, où l'aridité accrue, le manque de fourrage conduit les éleveurs vers le sud dans les zones d'e culture de. «Le conflit est presque inévitable. »

La désertification et la sécheresse ont été la cause ultime de la crise des prix alimentaires de 2007-8, Gnacadja dit, comme il a commencé par une sécheresse en Australie. La flambée des prix de 2010 a commencé avec une sécheresse en Russie. Un autre exemple de l'impact de la désertification a été la perte de terre qui borde le désert de Gobi, conduit par les des tempêtes, endommagent la santé, par la poussière, des personnes à Séoul en Corée du Sud, situe a des milliers de kilomètres.

Gnacadja, ancien ministre de l'Environnement au Bénin, a déclaré que la lutte contre la désertification et la dégradation des sols exige une meilleure gestion des terres, un meilleur équipement et les nouvelles technologies pour gérer l'eau, des semences résistantes à la sécheresse et de paiement des collectivités pour préserver le sol. Il a félicite les ‘Fonds Vert’ (Green Funds) et l'accord REDD, établi pour combattre la déforestation lors des négociations de l'ONU le changement climatique à Cancun.

« Les populations doivent être en mesure de gagner des crédits de carbone, qui peuvent être vendus sur un marché mondial, pour la préservation de ces sols qui contient 75% de la totalité du carbone sur terre. Avec une mesure comme ca tout le monde peut être ‘gagnant’ », a  dit Gnacadja, car non seulement il réduit les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi
contribue à la sécurité alimentaire et la conservation de l'eau.


La désertification est maintenant à l'ordre du jour. L'UNCCD a déjà lancé des initiatives comme une étude sur les coûts économiques de la désertification, visant à émuler l'impact du Stern Report 2006 sur le débat du changement climatique. Il est également dans les premières étapes de la fondation d'un organisme scientifique mondiale, comme le Groupe d'experts intergouvernemental sur les changements climatiques, pour conseiller les gouvernements mondiale sur l’impact de désertification. La désertification va aussi être discutée à la prochaine Assemblée générale des Nations Unies en Septembre 2011 à New York.

Article du Damian Carrington 16.12.10 guardian.co.uk © Guardian News and Media Limited 2010 traduit par T.Cisse


Commentaire :
Nous, qui travaillent avec le Système Vétiver félicitons de cette déclaration. Le Réseau International du Vetiver (TVNI) a longtemps été plaidant pour l'utilisation du Système Vétiver comme l'un des meilleurs moyens, plus durable et rentable, de prévenir l'érosion des sols et la diminution du fertilité des sols précisément dans les mêmes terres arides qui sont mentionnés dans l'article ci-dessus. Nous saluons en particulier l'idée de crédits de carbone étant payable à la conservation des sols. Pour des sommes très humbles, et de faibles apports techniques, le système vétiver pourrait fournir  une solution durable. Ce n'est pas un rêve chimérique, il ya beaucoup d'éléments de preuve provenant du monde entier sur son efficacité à cet, et égard. Au Vetiver Sénégal, notre vision et mission est de voir un Sénégal où tout le monde qui  n'utilise pas le système vétiver sur leurs terres allaient être considéré comme une anomalie.




02/12/2008

Desertification in Mauritania - could vetiver be a solution?

NOUAKCHOTT, 2 December 2008 (IRIN) - Environmental degradation, responsible for the dangerous displacement of sand dunes in Mauritania, has wiped out homes, livestock and livelihoods throughout the desert country. An October UN study estimated that land degradation costs nearly US$200 million annually in potential revenue losses and health care expenses.

UN researchers calculated the value of lost cultivable land, disappearing trees and water sources, along with the health care expenses from respiratory and waterborne illnesses related to the poor management of natural resources. The final estimated price tag: 14 percent of the government budget is swallowed up by environmental degradation, or about $192 million. Some scientists have linked desertification, or land degradation in arid and semi-arid regions, to increasing global temperatures, while others emphasise human activities - like farming techniques and tree cutting - that they say have heightened the pace of degradation.

Buried

A botanist based in the capital Nouakchott, Abdellahi Ould Mohammed Vall, told IRIN Mauritania is at the front of the battle against the advancing desert. "The northern Saharan half of the country gets about 100mm of rain a year, while the more humid south gets about 150mm. Because of human behaviour the desert is advancing from north to south more rapidly than estimated decades ago. You see homes buried by sand in the capital." Vall showed IRIN homes in Toujounine, a community 7km outside of Nouakchott. "This home here, even a bulldozer could not save it. This was the bedroom; this fissure is from the pressure of the sand." Five concrete homes with crumbled walls stood empty, surrounded by a row of aluminium-covered shacks.

Desertification

UN researchers estimate that Mauritania's forests - with their charcoal, wood and food products - make up 60 percent of some communities' incomes. The UN report on environmental degradation in Mauritania estimated it has one of the worst rates of deforestation in Africa, costing the country about $84 million every year in lost earnings. Botanist Vall said poverty increases the rates at which people cut down trees, which further impoverishes communities. He added that droughts in the 1970s and 1980s forced nomads to settle, increased competition for water in pastoral areas, and led to increased migration to cities. "People increasingly turned to cutting down trees after droughts to feed their animals and to supplement their pastoral livelihoods. But when forests disappear, there goes a food source for both animals and people," Vall told IRIN. He said desertification has worsened as a result of barren spaces. "There is nothing to stop the harmattan [desert winds]. This is turning into a daily battle. It is very worrying to see bulldozers trying to clear sand from the national roads." Vall said one of the most affected paths is the 150-kilometre stretch from Nouakchott to the city of Boutilimit: "If this road is cut off, 80 percent of the country could not get into the capital to resupply. This would essentially choke off commerce, including food supplies."

Interventions

Vall told IRIN that past tree-planting efforts have not been well planned, for example one using a resistant desert plant called prosopis, which he said the post-colonial government introduced in Mauritania in the 1970s. "This plant flowers year round, is resistant and appeared to be a good candidate to stabilise the desert. But its long roots draw water from local plants. Wherever it is planted, it has had the impact of wiping out plant diversity." Vall said the mistake has been to rely primarily on one species to fight desertification. "We need to diversify solutions. There is no one magic tree, no magic species or solution to hold back the desert. It will take a combination to stabilise the sand and protect communities and livelihoods."

Watch a short video on desertification in Mauritania: http://www.irinnews.org/audiofiles/creeping_deserts_l.html


MY COMMENT:
The huge cost of this environmental crisis makes consideration of the use of Vetiver grass a potentially enconomical tool for the fight against desertification. This could be used to support re-afforrestation, protect infrastructures, especially the roads mentioned in this article. I recently had a report from someone who had made the journey from Morrocco to Senegal by road, and he reported the use of something that looked like vetiver (he is not an expert) being used to stabilise banks on either side of the the new highway. There is a need for artifical watering, especially in the establishment phases, and with such low rainfall. My friend reported the use of very large waterbags attached to drip irrigation pipes.

The use of vetiver could also provide a source of fodder when established, and in contrast to the reports of the use of Prosopis, its long roots actually bring benefits to the plants it neighbours, and promotes plant diversity. It is proven in its Vetiveria zizanioides variety to be non-invasive.

Vetiver has many characteristics makes it suitable to contribute to solutions for Mauritania's and other countries faced with desertification, these are listed in; Vetiver Grass: The Hedge Against Erosion, published by The World Bank in 1987


  • When planted correctly (i.e., close together), Vetiveria zizanioides will quickly form a dense, permanent hedge.
  • It has a strong fibrous root system that penetrates and binds the soil to a depth of up to 3 meters and can withstand the effects of tunneling and cracking.
  • Stiff and erect sterns, which form dense hedges, can stand up to relatively deep water flow (during heavy rain and flash floods)which reduces flow velocity and traps sediment.
  • It is perennial and. requires minimal maintenance.
  • It is practically sterile, and because it produces no stolons or rhizomes it will not become a weed.
  • Its crown is below the surface, which protects the plant against fire and overgrazing.
  • Its sharp leaves and aromatic roots repel rodents, snakes, and similar pests.
  • Its leaves and roots have demonstrated a resistance to most diseases.
  • Once established, it is generally unpalatable to livestock. The young leaves, however, are palatable and can be used for fodder.
  • It is both a xerophyte and a hydrophyte, and once established it can withstand drought, flood, and long periods of water logging.
  • It will not compete with the crop plants it is used to protect. Vetiver grass hedges have been shown to have no negative effect on - and may in fact boost-the yield of neighboring food crops.
  • It is cheap and easy to establish as a hedge and to maintain - as well as to remove if it is no longer wanted.
  • Highly tolerant to a growing medium high in acidity, alkalinity or salinity
  • Highly tolerant to AI, Mn, As, Cd, Cr, Ni, Pb, Hg, Se and Zn in the soils.
  • It will grow in all types of soil textures; this includes sand, shale, and gravel.
    It will grow in a wide range of climates. It is known to grow in areas with average annual rainfall between 200 and 6,000 millimeters and with temperatures ranging from -15 degC to 55 degC.
  • It is a climax plant, and even when all surrounding plants have been destroyed by drought, flood, pests, disease, fire, or other adversity, the vetiver will remain to protect the ground from the onslaught of the next rains.

Vetiver Grass: A Hedge agaist erosion can be obtained from Amazon:
http://www.amazon.co.uk/Vetiver-Grass-Hedge-Against-Erosion/dp/082131405X/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1228257538&sr=8-1